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Ensemble, demandons la libération d’Aung San Suu Kyi, Prix Nobel de la Paix, citoyenne d’honneur de Woluwe-Saint-Lambert

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Le collège des bourgmestre et échevins de la commune de Woluwe-Saint-Lambert, demande aux autorités birmanes de procéder à la libération immédiate et sans condition de Aung San Suu Kyi, dirigeante de la Ligue Nationale pour la Démocratie, Prix Nobel de la Paix, militante non violente pour la démocratie et les droits de l’homme.

Ensemble, demandons la libération d’Aung San Suu Kyi, Prix Nobel de la Paix, citoyenne d’honneur de Woluwe-Saint-Lambert

Cette pétition sera transmise aux représentants en Belgique des autorités birmanes à savoir l’Ambassade de l’Union du Myanmar, boulevard Général Wahis 9, 1030 Bruxelles

Petit rappel des faits…

Démocrate birmane, dirigeante pacifiste de l’opposition à la junte militaire de son pays, Prix Nobel de la Paix, Aung San Suu Kyi a été arrêtée le jeudi 14 mai 2009. Elle était accusée de "non-respect de ses conditions d'assignation à résidence", suite à l’intrusion chez elle, début mai de John Yettaw, citoyen américain, mormon et ex-militaire. Celui-ci avait traversé à la nage le lac se trouvant devant la maison où la démocrate birmane était maintenue en résidence surveillée, et s’était introduit chez elle.

Le procès d’Aung San Suu Kyi a débuté le 18 mai et été de nombreuses fois ajourné. La démocrate birmane a plaidé non coupable, justifiant qu'elle ne pouvait pas être tenue pour responsable de cette l'intrusion due à un défaut de la garde dont elle fait l’objet. Au cours du procès, de nombreux témoins de l'accusation, principalement des policiers, ont été interrogés par les juges qui ont par contre rejeté la plupart des témoins présentés par la défense, a indiqué Nyan Win, avocat et porte-parole de la Ligue nationale pour la démocratie (LND)..

Le prononcé du verdict du procès de la démocrate birmane Aung San Suu Kyi a eu lieu le mardi 11 août. Accusée d’avoir enfreint ses conditions d'assignation à résidence, elle a été condamnée à trois ans de prison et de travaux forcés ; la peine a été commuée en 18 mois de résidence surveillée.

Une condamnation qui intervient, très opportunément, alors que la résidence surveillée d’Aung San Suu Kyi touchait à sa fin, et que des élections sont prévues en 2010 en Birmanie. La junte militaire tente ainsi clairement de maîtriser le processus électoral, en neutralisant encore davantage la leader du parti démocrate, qui en raison de sa condamnation ne pourra évidemment pas être candidate aux élections de 2010.

Qui est Aung San Su Kyi ?

Figure emblématique de l’opposition birmane à la dictature militaire, Aung San Suu Kyi est la fille du leader de la libération birmane, le général Aung San, qui négocia l’indépendance de la Birmanie en 1947 et fut assassiné la même année.

Influencée par la philosophie non violente de Gandhi, Aung San Suu Kyi s’investira très tôt dans un processus de démocratisation de son pays. Elle est l’une des fondatrices de la Ligue Nationale pour la Démocratie (LND) en 1988. Elle milite de manière non violente en faveur de la mise en place d’un régime démocratique dans son pays. Bien que son parti ait remporté très largement les élections en mai 1990, celles-ci furent annulées par la junte militaire. Et Aung San Suu Kyi ne put exercer son activité politique car elle fut privée de liberté et placée en résidence surveillée où elle a passé plus de 14 ans ces 19 dernières années.

Elle a reçu le Prix Nobel de la Paix en 1991, mais également le Prix Sakharov pour la liberté de pensée (créé par le Parlement européen pour honorer les personnes qui consacrent leur vie à la défense des droits de l’homme et des libertés) et le Prix Thorolf Rafto pour les droits de l’homme. Elle bénéficie d’un important soutien international.

En novembre 2007, le conseil communal de Woluwe-Saint-Lambert la nommait citoyenne d’honneur de la commune en hommage à son action en faveur de la démocratie.